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"Comment je vois le monde." A. Einstein 1933

La science a permis le progrès mécanique puis, en cours, le progrès  informatique. Les deux domaines sont désormais de plus en plus intriqués avec, de manière presque caricaturale, la course actuelle aux robots humanoïdes.

La science a donc concouru à la quasi-suppression du travail musculaire puis, en cours, du travail intellectuel.
Il y a un siècle, Einstein mettait déjà en cause la "cécité morale des représentants du pouvoir politique". (cf le doc)

L'économie n'étant pas morale, il ne mettait pas en cause la responsabilité de ses acteurs (privés, pour la grande majorité). Même en ordre dispersé, la lutte des salariés pour acquérir des droits a toujours été menée contre leur absence de morale.

La grande bourgeoisie a recréé la féodalité. Avec Internet, elle a même créé le "technoféodalisme" (Y. Varoufakis). Nos vies sont progressivement totalement dématérialisées et interfacées, et, par conséquent, susceptibles d'être strictement contrôlées. Exemple : le système chinois du "crédit social".
Aujourd'hui, les représentants du pouvoir politique apparaissent de plus en plus, sinon totalement, inféodés aux grands acteurs économiques. Les Américains sont à deux doigts de nous faire connaître la ploutocratie.

Les représentants du pouvoir politique n'ont pas gagné une once de moralité par rapport à leurs prédécesseurs dénoncés par A. Einstein.

Depuis les années 80, le capitalisme et le libéralisme ont vaincu la plupart de celles et ceux qui se disaient de "gauche". Le système social qui participait de la cohésion de notre société est opiniâtrement détricoté. Ils sont aidés par la dette qui file. Avec le concours de certains médias, "l'adversaire" du salarié n'est plus le patron mais l'étranger. Et le salarié (ex : GJ) est devenu l'adversaire des forces de sécurité intérieure.

A l'instar de ce qui s'est produit dans les entreprises, la majorité de la population est passée du statut de "richesse nationale" à celui de "charge". Le logiciel des politiciens a été infecté par celui des chefs des grandes entreprises. Cela a commencé avec le Président Sarkozy ("performance").

Aujourd'hui, ces chefs d'entreprise réclament "plus de liberté". Ils dénoncent la jalousie de ceux qui leur reprochent de gagner trop d'argent. Leur liberté élargie consisterait à pouvoir monter plus facilement de nouvelles affaires pour... gagner encore plus d'argent ? Car leur but n'est pas de "donner du travail". Leur rôle social ne les intéresse pas.

Il est vrai que, dans une société de consommation, l'argent, c'est la liberté. Or de plus en plus de gens qui travaillent honnêtement, sans autre prétention, éprouvent des difficultés à faire face aux dépenses courantes. Leur faut-il devenir clochards pour retrouver une certaine liberté 

La mondialisation produit son deuxième effet : remises en cause interne comme externe des sociétés développées. Les populations se désolidarisent. C'est le retour de la guerre classique. JSCOB...?

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